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Ecole des Jeunes

Féminines I - Coq - Antwerp (25/03/17)

Lorsqu'elle regardait un film à la télévision ma grand-mère, à plus de 80 ans, avait l'habitude de s'endormir 10 minutes après le début et se réveiller 1/4 d'heure avant the end en disant, à la fin du programme : "Quéne biesse di film !". Sans doute allez-vous vous demander pourquoi je vous parle de ma grand-mère et non pas, par exemple, de mon premier animal domestique (mon hamster Frédéric, il s'appelait vraiment comme cela!) ou plus tard de mon premier chien nommé Waldo. D'abord ma grand-mère était quelqu'un d'extraordinaire mais Frédéric et Waldo l'étaient tout autant à mes jeunes yeux. Vous vous dites "ça y est ! Beau soleil ce samedi, première insolation déclarée à Berneau".


Reprenons un récit plus habituel de ce match...

 

Les Coquettes démarrent très fort. Elles passent 10 minutes dans la moitié de terrain adverse dont au moins 5 dans les 22 et marquent un essai. 5 - 0. Tata ... tata (bruit de trompette annonçant un début glorieux). Ensuite elles repartent à l'assaut pendant une vingtaine de minutes sans pouvoir concrétiser une nouvelle fois leur domination tout en oubliant les fondamentaux. Le temps restant jusqu'à la pause verra les nôtres déjouer et les débats s'équilibrer.

 

Le match reprend et les Anversoises font le forcing tant et si bien qu'elles égalisent. 5 - 5. Plus grand chose ne fonctionne encore chez nous pendant un certain temps. Une pénalité nous est accordée sur la ligne des 22 adverse : 8 - 5. Il reste un quart d'heure de jeu, toutes les supportrices et tous les supporteurs n'espèrent plus qu'une chose : conserver ces 3 points d'avance et les 4 points de la victoire.

 

Les Coquettes se réveillent, la mécanique ronronnante reprend sa production de vapeur en avançant de façon plus rigoureuse. 13 - 5. La machine est lancée. 18 puis 20 - 5. Il reste 1 minute de temps de jeu, l'espace pour capter le ballon sans commettre de faute et remonter le terrain jusqu'à la ligne d'arrivée. La machine devient infernale en demeurant d'une sage patience ("Ne pas perdre le ballon", "Trouver la faille", "Porter l'estocade finale"). La machine anversoise tousse, suffoque, quelques morceaux épars agonisent... 

 

25 puis 27 - 5. Les Coquettes ont gagné et avec le bonus offensif! Qui aurait parié sur cette issue vers 16h15? Personne. Le happy end à la fin après avoir frôlé la "mort".

 

Vous voyez ma grand-mère, avec ses critères décrits plus haut, aurait dit : "Quéne biesse di match, les flamindes n'ont nîn djoé !". Le créateur de "Vertigo" n'est qu'un petit comique à côté des Coquettes, les REINES du suspens. Vous croyez qu'elles le font exprès pour recueillir plus d'applaudissements à la fin du match?

 

Bravo les Coquettes!

 

J-C.